chapitre deux — article quatre
Le serti pelage,
un secret de panthère
D’où lui vient cette présence ? À quoi doit-elle sa surprenante vitalité ? La panthère joaillière de Cartier fait appel à de nombreux savoir-faire dont le plus emblématique se nomme le serti pelage. Propre à la Maison, il consiste à sertir les pierres de grains de métal rabattus en de minuscules fils afin de reproduire l’effet du pelage de l’animal.
Collier Panthère de Cartier Or gris, onyx, émeraudes, diamants
Si l’on zoome sur la panthère, on peut les apercevoir, ces petits traits longtemps appelés sertis à taches dits « poils ». Leur savoir-faire répond à une seule volonté : restituer le vivant de l’animal. Le choix des pierres participe lui aussi de cette ambition. Il consiste à donner au pavage, en volume, un aspect continu qui souligne et magnifie chaque aspect de l’animal. Attitude, démarche. Le diamètre du diamant doit s’adapter à la musculature de la panthère, tout doit être lisible par-delà le pavage. Faire en sorte que le métal s’efface, que le mouvement reste. De forme polygonale, les taches d’onyx ou de saphir donnent le rythme. Le défi joaillier et technique consiste à les rassembler, les coordonner, les tailler une à une à la main, avec un rendu volontairement irrégulier, pour leur insuffler davantage de vie. Plus grosses sur les parties proéminentes de l’animal comme le dos, plus petites sur les flancs jusqu’à disparaître totalement sur le ventre blanc. Leur disposition peut sembler aléatoire alors qu’elle répond à un ordre précis qui prend en compte notamment la distance entre chacune d’elles et le nombre de diamants qui les sépare. En déplacer une, cela suppose de toutes les déplacer. La réalisation d’une panthère peut demander plus d’une année de travail.
C’est aussi cela qui lui confère son caractère profondément vivant et son élégance légendaire.
Bracelet Panthère de Cartier Or jaune, onyx, diamants
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